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3 questions à Michel Quesnot

   

 

  1. Michel Quesnot, vous avez pris vos fonctions de président de la Fnogec en 2010. En protection sociale complémentaire, le travail a été considérable: prévoyance, santé, retraite…

En effet, en lien avec les administrateurs en charge des dossiers, et notamment avec Jean- Claude Le Meur (vice-président de la Fnogec, président de l’Urogec Bretagne et président de l’Udogec Finistère) que je remercie pour son investissement tout au long de ces années, nous avons inversé la tendance.

Nous avons repris en main les dossiers. Nous avons refusé que des acteurs économiques assurent la politique de la Branche.

Nous ne laissons pas les clés du destin d’une Branche de 250 000 personnes aux mains d’opérateurs économiques qui n’ont pas comme unique préoccupation notre intérêt. C’est d’ailleurs cette doctrine que j’ai souhaité étendre à d’autres secteurs (la formation, l’informatique, la restauration, les centrales d’achats et de référencement, etc.).

2. Pour en revenir à la protection sociale complémentaire, le moment n’est pas encore au bilan. Mais en regardant dans le rétroviseur : que noter de ces quelques années ?

Notre tendance naturelle est de regarder devant plutôt que derrière, créer les conditions d’un avenir meilleur que de s’enorgueillir d’un passé souvent révolu. Bref de travailler plus que de pérorer.

Mais après tout, il n’y a pas de honte à analyser les choses réalisées :

  • Nous avons d’abord fait du droit. Il nous est apparu intéressant d’appliquer la loi. C’est parfois révolutionnaire ! Il s’agissait là d’affirmer que nous étions chez nous. Bref, c’était une action en reconnaissance de propriété. Il fallait affirmer qu’il s’agissait d’une propriété privée où chacun n’avait pas un libre accès sans autorisation expresse du propriétaire.

Ensuite, nous nous sommes attaqués à l’argent, ADN de la Fnogec oblige. Il y a près de 40 ans, un premier ministre anglais qui n’a pas laissé que des bons souvenirs, disait : « I want my money back ».

C’est ce que nous avons fait. Pendant de nombreuses années, on nous a expliqué que les régimes étaient en tension, qu’il fallait augmenter les cotisations…

Une fois que l’on a analysé les comptes en détail, travaillé, pris notre place…, nous nous sommes aperçus que les cotisations étaient trop élevées. Nous avons alors récupéré l’argent.

Plus de 150 millions d’euros de trop versé par les Ogec en six ans ! Récupérés en quatre ans.

  • Et maintenant, c’est la qualité de service qui prime. Nous nous y attelons chaque jour avec le pôle Social de la Fnogec.

3. Et demain ? Quels sont les grands enjeux ? Comment voyez-vous les choses ?

L’avenir est à la personnalisation voire à l’individualisation. C’est ainsi… Mais le combat n’est pas perdu. Nous avons d’autres valeurs et ver- tus. Nous savons qu’ensemble, nous allons plus loin. Nous l’avons prouvé en prévoyance, en retraite mais aussi en santé. Des assureurs qui avaient promis des tarifs mirifiques aux Ogec… résilient aujourd’hui les contrats au bout de deux exercices car ils ne peuvent pas suivre. Et les Ogec reviennent dans EEP santé. Au bout du bout, en protection sociale complémentaire et spécifiquement en santé, on paie toujours le prix des choses. Dans l’avenir, c’est ce qu’il va falloir expliquer à tous. Il faut jouer collectif, pour le bien de chacun… Les visions à court terme sont de bonnes entrées en matière de communication. Le bruit fait rarement de bien et le bien ne fait pas de bruit !


“Arc boutant” n° 575, novembre 2017. 

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