Activité partielle pour personne vulnérable

Dernière modification : 22 octobre 2020
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Le Conseil d’Etat a ordonné le 15 octobre la suspension des articles du décret du 29 août 2020 restreignant la liste des critères de vulnérabilité pour lesquels un médecin peut placer un salarié en activité partielle.
Dans un communiqué de presse, le Conseil d’Etat précise que, « en l’absence d’une nouvelle décision du Premier ministre, les critères retenus par le précédent décret du 5 mai 2020 s’appliquent à nouveau.« 
En revanche, le non recours à l’activité partielle pour les salariés vivant avec une personne vulnérable est maintenu.

Qui sont les salariés vulnérables visés par le dispositif ?

Depuis le 15 octobre, les critères de vulnérabilité sont de nouveau les 11 énoncés par le décret du 5 mai 2020 :

1° Etre âgé de 65 ans et plus ;
2° Avoir des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
3° Avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
4° Présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale : (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
5° Présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;
6° Etre atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
7° Présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ;
8° Etre atteint d’une immunodépression congénitale ou acquise :
– médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
– infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
– consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
– liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
9° Etre atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
10° Présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
11° Etre au troisième trimestre de la grossesse.

Ces salariés vulnérables sont placés en position d’activité partielle sur présentation à leur employeur d’un certificat du médecin .

Rappel : quid des salariés dont le salaire est financé par « forfait » ?

Nous le savons, les associations ne peuvent placer en activité partielle les salariés dont le salaire est financé par des fonds publics et bénéficier de l’allocation de compensation de l’ASP.
Souvenons nous, à compter du 1er mai 2020 (loi de finances rectificative pour 2020), les salariés concernés doivent être placés en activité partielle.
Il s’agit là d’une obligation pour l’employeur et cela que l’ ait eu recours au dispositif d’activité partielle ou non et même si la rémunération du salarié concerné est financée par le forfait d’externat ou la contribution des familles.
Notons que certains de ces salariés (bien que « financés » par forfait) doivent être remplacés en vue de l’ouverture progressive de tous les établissements à compter du 11 mai (heures supplémentaires ou complémentaires en raison d’un remplacement en interne, ou recours à un
CDD ou à l’intérim pour un remplacement à l’externe) et cela n’est pas compensé par des fonds publics.
Notons que l’employeur peut placer les salariés en activité partielle sans pour autant demander l’allocation correspondante. Cette question est laissée à son libre choix. Cela peut être une solution pour les établissements qui ne souhaiteraient prendre aucun risque.

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